Tableau de bord de la Nissan Leaf
Pédagogie

Économiser la batterie de votre voiture électrique avec l’éco-conduite

Peu importe le type de véhicule, notre comportement au volant influence considérablement son autonomie. Après avoir longtemps fermé les yeux face aux conséquences du gaspillage énergétique au volant, le contexte économique et environnemental nous oblige aujourd’hui à repenser nos habitudes pour épargner cette précieuse énergie. On vous présente aujourd’hui les principes de l’éco-conduite en voiture électrique.

 

Adoptez une conduite souple

On ne s’en rend souvent même pas compte mais nos émotions impactent nos actions au quotidien. Notre comportement au volant n’est pas une exception. Baisse de moral, anxiété avant un rendez-vous ou encore impatience de rentrer chez soi, de nombreux événements influencent considérablement notre conduite. Pour beaucoup, la pédale de l’accélérateur se transforme en défouloir.

Le fait est qu’une conduite nerveuse amplifie aussi bien le stress que la consommation d’énergie. Par dessus le marché, le gain de temps est souvent minime
Résultat : de l’argent perdu et des ressources énergétiques gaspillées pour rien.

Adopter l’éco-conduite c’est commencer par se détendre et lever le pied de l’accélérateur. Si vous approchez d’un feu rouge, d’un stop ou d’un bouchon, inutile d’accélérer pour freiner brusquement à l’arrivée. Ces accélérations ont beau durer quelques secondes, elles demandent énormément d’énergie et finissent par faire grimper la consommation en flèche.

N’hésitez pas à utiliser l’embrayage artificiel de votre véhicule électrique lorsque vous approchez une zone de ralentissement. Il vous permettra de maintenir une allure lente et de mieux anticiper les arrêts à répétition en situation d’embouteillage par exemple. Bonus, vous participez à la fluidification du trafic.

Tirez profit du frein régénératif

Durant les phases de freinage et de décélération, le frein moteur d’une voiture électrique permet de générer de l’énergie, la transformer en électricité et la stocker dans la batterie. L’intérêt d’adopter une conduite souple en véhicule électrique prend alors encore plus de sens. 

L’impact positif sur l’autonomie du véhicule peut être considérable. Il est possible de prolonger l’autonomie d’environ 20% grâce à une utilisation optimisée du frein régénératif. Aujourd’hui, plusieurs modèles de véhicules électriques comme les Tesla permettent de paramétrer la puissance de ce frein régénératif. Plus la résistance du frein moteur est élevée, plus le véhicule freine brusquement sans que vous n’ayez à toucher à la pédale de frein. C’est vos disques et plaquettes de frein qui vous remercieront ! 

Activez le mode « éco »

Le mode « éco » fait partie des modes de conduite réglables sur la plupart des véhicules électriques. L’objectif, comme son nom l’indique, est d’économiser de l’énergie en bridant la puissance du moteur. Ce mode a tout à fait sa place sur des trajets quotidiens, durant lesquels il n’y a pas d’intérêt à avoir un moteur surpuissant. 

Par exemple, la Volkswagen e-Golf propose deux modes d’éco-conduite : Eco et Eco+. En fonction du trajet, le conducteur peut choisir de limiter la puissance de son véhicule à 95 ou 75 ch, soit une vitesse maximale de 115 ou 90 km/h

Adopter l'éco-conduite en Volkswagen e-Golf avec le mode éco
Boutons Eco et Eco+ à bord de la Volkswagen e-Golf


Ralentissez sur l’autoroute

Si vous devez prendre l’autoroute, essayez d’être raisonnable et de ne pas dépasser les 120 km/h, surtout si vous ne roulez pas en Tesla. Sur la plupart des modèles, les kilowatts s’envolent rapidement au-dessus de 100 km/h. 

Veillez donc à ne pas trop jouer avec la vitesse, surtout si votre prochain arrêt-recharge est encore loin. Encore une fois, le temps gagné est négligeable, pas l’autonomie perdue.

Entretenez vos pneumatiques

Peu importe la motorisation, l’état des pneumatiques joue non seulement sur la sécurité du véhicule mais aussi sur sa consommation d’énergie

Choisir des pneumatiques adaptés à son véhicule est une première étape. Garder un œil sur la pression et l’état général des pneus est tout aussi important. Rouler avec des pneus sous-gonflés fera s’envoler votre consommation instantanément.

Bon à savoir : des manufacturiers comme Michelin, Bridgestone et Continental ont sorti des pneumatiques spécialement conçus pour les véhicules électriques. La principale différence avec des pneus “classiques” est qu’ils arborent une résistance au roulement plus faible, permettant ainsi d’optimiser davantage l’autonomie du VE.

Et vous, êtes-vous adepte de l’éco-conduite ? N’hésitez pas à partager votre expérience et vos conseils dans les commentaires !


Si vous ne l’avez toujours pas fait,

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6 Commentaires
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RENAULT
RENAULT
15 août 2020 13 h 12 min

Pourriez-vous s’l vous plaît éviter d’utiliser cette adresse email et lui préférer : t****[email protected]*****.org …Merci d’avance…
Jean RENAULT

Olivier – Chargemap
Administrateur
Olivier – Chargemap
31 août 2020 12 h 29 min
Reply to  RENAULT

C’est fait Jean.

LUCAS
LUCAS
24 août 2020 10 h 25 min

J’applique depuis plus de 25 ans les principe de l’écoconduite au quotidien avec ma voiture électrique. Je gonfle mes pneumatiques avec une surpression de 0,2 à 0,3 bars par rapport aux préconisations fabriquant.
Utilisateur d’une Zoé 40 depuis bientôt 3 ans, mon autonomie moyenne varie de 300 à 350 Km, pouvant dépasser allègrement les 400 Km en ville ou en montagnes)
Je suis très surpris quand je lis dans la presse spécialisée que les Zoé 50 consomment 25 KWh aux 100 Km et que leur autonomie est de 280 Km. Les mêmes journalistes notent comme satisfaisante, une voiture qui consomme 5 litres de gazole aux 100 (Soit 50 KWh) Sachant que du puits à la roue, ce chiffre est à multiplier par 2,5 au minimum.
Aie, Aie, Aie ma planète…
L’électricité, elle, est fabriquée localement et de plus en plus renouvelable.
Le potentiel de développement est énorme, que ce soit au niveau du rendement des chaines de traction que du potentiel du V2G.

Colson
Colson
26 août 2020 22 h 03 min

Oui il va en falloir de l’écoconduite avec l’état du réseau. On est passé en trois ans du médiocre au lamentable. Les bornes rapides sont toujours aussi rares à fonctionner. Mon dernier trajet en vallée de Saône et Rhône: Borne CNR de St Pierre de Boeuf toutes en pannes, borne de Sablon en panne, borne de Tournon en panne, je charge la nuit chez un particulier en prise domestique, retour, borne de Lyon en panne, borne de Perrache 2 occupées la troisième en panne, borne Ionity de Taponas, deconnexions intempestives au bout de 5 minutes de charge et visiblement c’est une maladie chronique sur cette station. Conclusion, sans le REX de ma i3, le stress total!!! Alors oui il faut une sacrée dose d’écoconduite. Comment un pays entier en est arrivé à ce taux de service incroyablement mauvais sans que personne en bouge du côté des subventionneurs. évidemment ma prochaine VE est une Tesla.

Joestens jean
Joestens jean
13 septembre 2020 18 h 10 min

Souvent les bornes sont inutilisables
Dans une station de Leclerc sur l’autoroute les deux bornes étaient en panne entre Périgueux et Balaruc-les-Bains

pplbls
pplbls
20 septembre 2020 14 h 48 min

Dans l’article :
« N’hésitez pas à utiliser l’embrayage artificiel de votre véhicule électrique lorsque vous approchez une zone de ralentissement. Il vous permettra de maintenir une allure lente et de mieux anticiper les arrêts à répétition en situation d’embouteillage par exemple. Bonus, vous participez à la fluidification du trafic. »
C’est quoi  » l’embrayage artificiel de votre véhicule… »
Je n’étais pas au courant que ma Zoé 50 était équipée d’un embrayage artificiel, ni même d’un embrayage tout court.
Drôle de façon de faire de la pédagogie pour exprimer la souplesse des véhicule électrique et leur capacité à ralentir en transformant leur énergie cinétique en électricité.

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